Les femmes tout simplement effacées grâce à la crise sanitaire… et les Sorcières? Réflexion sur cet archétype qui revient de plus en plus sur le devant de la scène, notamment avec ce slogan

” Nous sommes les petites filles des sorcières que vous n’avez pas pu brûler”

Il n’y a jamais eu autant de mépris, jamais eu autant de validation des thèses discriminantes. Nous avons assisté en direct à un retour en arrière de 50 ans au moins. Et je ne suis pas sûre que tout le monde s’en soit rendu compte… et ce n’est que le début.

Article Le Monde, 10 juillet 2020: Effacement des femmes de savoir durant la crise sanitaire

Ca me choque, j’ai besoin d’en parler, besoin de dire tout ce qui m’a amenée jusqu’ici et qui me tort encore l’estomac. J’ai besoin de dire comment je me sens en tant que femme dans le secteur de la santé/ bien-être de là où on a cherché à nous bannir il y a bien des années. J’ai besoin de dire pourquoi j’en ai eu marre d’être une subalterne dont on s’approprie les idées. Pourquoi j’en ai eu marre de m’écraser. Pourquoi aujourd’hui je rejette en bloc ce modèle même si ça me coûte, aussi, de sortir un peu du rang. Un tout petit peu, et timidement, parce qu’on m’a appris à être gentille, et polie et surtout respectueuse. Et de ne pas vexer. De ne pas me mettre en avant. De ne pas m’habiller n’importe comment. De toujours dire oui. De ne surtout pas tendre le bâton pour me faire battre. Sinon je l’aurais bien cherché. De ne pas parler à tort et à travers. Et jamais sans avoir levé la main au préalable. De ne pas répondre. De ne pas m’émouvoir. De comprendre que c’est comme ça et à ne pas discuter l’ordre établi.

J’ai appris très tôt que ma parole était optionnelle. Mais que mon silence valait de l’or. C’est pour ça que j’écris plus facilement que je ne fais de vidéos pour faire passer mon message. Parfois j’attends que le message soit trop gros, et ça passe plus, ça déborde, ça me ronge, ça bouillonne. Là c’est trop. C’est la fois de trop. L’article de trop. La réflexion de trop.

A qui appartient le savoir?

Le savoir lié au bien-être du corps et à la guérison n’appartient pas à ce clan que forment les médecins. Leur héritage est celui d’un régime répressif aussi farfelu que dangereux qui a eu pour seul et unique but d’annihiler la puissance des femmes-sorcières, des guérisseuses de campagne, de celles dont le savoir et la puissance inquiétait, dérangeait.  Le savoir des plantes n’est pas qu’un savoir de vie, il peut et il a donné la mort… à la cour des Médicis, elles ont fait des ravages ces poudres de plantes et autres poisons. Ce savoir qui ne rentrait pas dans le rang comme les mauvaises herbes faisait désordre dans l’ordre religieux, patriarcal, établi à l’époque. C’est la fameuse chasse aux sorcières (lire Sorcières, la puissance invaincue des femmes de Mona Chollet) qui a vu persécuter toutes les femmes libres d’Europe, libres car pas mariées, libres dans leurs moeurs, libres dans leur capacité à subvenir à leurs propres besoins, libres de penser par elle-mêmes. Toutes les femmes en lien avec la nature sauvage, leurs instincts et les bienfaits des plantes ont été suspectées de « sorcellerie », diabolisées. Tout ce qui ne venait pas du savoir enseigné par les sachants, par la Bible et par les savants accrédités par l’ordre religieux était à détruire. Même les grands penseurs, pas que les femmes ont été contraints d’arrondir les angles à toute époque pour ne pas être traité d’hérétique. Pourtant, si certains n’avaient pas osé, on penserait certainement encore que le Terre est plate. 

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Le savoir des plantes fait peur

Ce savoir inquiétant des plantes (mais nécessaire) a été détourné, normalisé, procéduré (identification et dosage des molécules, on repasse par la case synthèse chimique, on maîtrise, on maîtrise les plantes, on maîtrise la nature) pour être utilisé par des quidams formés à des méthodes éprouvées. Tout est quantifiable, tout est reproductible, comme c’est sécurisant! Toute notre société s’est construite sur ce mythe et la peur profonde enracinée dans nos entrailles qui s’y accroche: c’est interdit d’accéder à cette puissance. C’est une puissance dangereuse qui doit être domestiquée, gardée sous contrôle. Comme la nature que l’on domestique, que l’on garde sous contrôle, que l’on exploite sans vergogne. C’est le même état d’esprit qui préside. La même conscience est à l’oeuvre, c’est une conscience collective. D’ailleurs des lois sont là qui y veillent. Elles veillent à discréditer, à empêcher, à poursuivre ceux qui exerceraient illégalement ou qui se permettraient de revendiquer un savoir qui ne serait pas celui qui est enseigné officiellement. 

Même aujourd’hui, il ne fait pas bon d’être une sorcière. Celles qui le clament, sont pour une grande majorité des urbaines qui aiment le côté rituel et poétique d’une science occulte un peu idéalisée et d’une imagerie glamour autour de la figure de la sorcière, souvent même réduite à un objet sexuel. 

Un savoir secondaire, parce que féminin

Mais les vraies sorcières? Celles qui ne s’affichent pas comme telles? Celles qui peut-être ne savent pas qu’elles en sont et le nieraient même catégoriquement si on le leur faisait remarquer. Tellement il est encore dangereux de nos jours d’aller au-delà de la limite gentiment établie consistant à faire mumuse en marge de ce qui apparaît comme le travail des grandes personnes. Allez les gamines, allez jouer plus loin avec vos chaudrons. Quelle infantilisation… c’est sans doute une bonne stratégie. Infantilisée, soumise, privée souvent de moyens de subsistance, quelle crédibilité reste-t-il? Quelle possibilité? Oh nous, on fait juste nos petites tambouilles… n’est-ce pas? Il s’agit de ne pas trop se faire remarquer, de passer pour des filles gentilles et bien élevées qui ont bien appris la leçon.

Combien sont encore réellement à l’écoute de l’Enseignement. Combien apprennent encore directement auprès de la Nature, savent écouter les êtres vivants et les éléments, savent prendre le temps d’observer la lune et le cycle de Ce qui est. Combien acceptent de recevoir ce savoir comme étant valide et pertinent? Combien lui accordent la valeur juste? Si peu. Si peu, comparativement à toutes celles, nous toutes, qui ont brillamment réussi leurs études et gagné le droit d’occuper une place dans un monde d’Hommes, pensé par et pour les hommes. Bien endoctrinées, nous savons où est notre place. Nous avons appris notre leçon et courbé l’échine: seul le savoir tel qu’enseigné dans les écoles de la République est valide. Toute autre source est subversive. Elle n’est pas considérée, pas valorisée, stigmatisée, moquée, dénigrée, attaquée. Et nous voulons toutes avoir notre place dans la société, c’est normal, c’est humain, alors nous préférons renier nos droits de nature, innés. Cinquième roue de ce carrosse bancal, nous sommes déjà trop heureuse d’avoir tous ces privilèges pour réclamer notre du et notre droit. Rendez-vous compte, nous sommes de moins en moins traitées comme animal de compagnie ou comme bien meuble, et de plus en plus comme des êtres humains à part entière. Il arrive même, et c’est abondamment souligné, qu’on nous laisse exprimer des opinions à la TV du moment qu’on ne se prend pas trop au sérieux et qu’on parle surtout d’enfants ou de tenue de la maison. Et j’ai même vu des femmes accéder à des postes dits masculins, dans des corps de métiers qui leur étaient interdits, c’est tellement grandiose que ça fait la une des journaux locaux. En fait, ils nous ont même laissé voter… , si ça c’est pas formidable. On a même le droit de disposer de notre propre corps. Enfin… sur le papier.

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Le sexe faible

Ca me fait doucement rigoler tout de même, cette façon dont nous avons appris à être douces et aimables, cette manière que nous avons de laisser la vedette pour rester en arrière plan, cette voix qui se fait murmure, ce regard qui se baisse. Alors qu’en notre for intérieur, c’est un volcan, c’est un déferlement d’émotions, d’énergie pure, de pouvoir créateur et destructeur… qui bien souvent se retourne contre nous faute d’expression. Combien de femmes sous anxiolytiques et sous anti-dépresseur? Car ce n’est pas normal pour une femme, d’exprimer ce qu’elle est. Il faut le réprimer, l’étouffer, c’est à ce prix que nous sommes acceptables. A une époque, c’était l’ablation d’une partie du cerveau, la lobotomisation demandée par les maris (voir ici: Pendant 50 ans, 84% des lobotomies furent effectuées sur des femmes). Aujourd’hui, ce sont ces camisoles chimiques qui ont pour but de contenir notre tendance à l’hystérie. Oui, car nous avons été bien étudiées par les hommes, ces chirurgiens experts du bistouri et prompts à couper ou recoudre ce qui leur déplaît ou leur donne plus de plaisir (voir ici pour le “point du mari”). La science a tranché nous sommes le sexe faible. Quelle science? Et qu’est-ce que la science si c’est cette façon à tout va de trouver des preuves pour justifier de la supériorité d’un groupe sur un autre?

Des persécutions intériorisées

A quand un statut de victimes? A quand une reconnaissance de toutes les souffrances qui nous bloquent, nous paralysent, nous assaillent comme des souvenirs de blessures qu’on aimerait oublier? Mais on ne peut pas oublier. Pas quand on voit tous ces féminicides, pas quand on voit les inégalités de salaires, pas quand on voit tournés en dérision le courage des femmes qui dénoncent (mouvement #metoo ou #balancetonporc), pas quand on voit encore et encore des coupables glorifiés, nominés, élus. Pas quand on voit, en temps de crise sanitaire, les femmes diplômées et compétentes disparaître de nos écrans comme dans un mauvais spectacle de magie noire, pour être remplacées par le discours des mères au foyer sur l’intendance du logis tandis que les hommes pérorent entre eux sur la maladie. Ce n’est pas moi qui le dit, même le CSA s’en inquiète. Les chiffres ne mentent pas. Et ce n’est que le début de cette crise qui se fait économique. Dans un pays ou l’emploi se fait rare, devinez à qui sont donnés préférentiellement les postes vaquants? 

« Aux piliers de famille ». Sous-entendu, les hommes. Qu’ils soient mariés ou potentiellement des futurs piliers de famille donc célibataire. Mon chef avait eu la gentillesse de m’expliquer comment fonctionnait la répartition des primes et des salaires en chambre de commerce selon lui. Moi, j’étais une femme, donc je n’avais pas besoin de cet argent qui était destiné à mes collègues masculins, qui eux auraient une famille à nourrir. Ce n’est pas une blague, ce n’est pas un mauvais film, c’est le monde dans lequel on vit et duquel je cherche à sortir.

En créant mon entreprise, je crée ma chance et mes clients sont en grande majorité des femmes, qui soutiennent mon activité. Moi, en retour, quand j’achète un produit ou service, je privilégie une femme ou une entreprise détenue par une femme. C’est le seul moyen que les choses changent. Personne ne nous fera une place. Et il est toujours improductif de combattre un ancien modèle, perte de temps, d’énergie, revendications vaines à expliquer et à réexpliquer. Cette place, c’est à nous de nous la créer, par l’action positive, la création d’activité et nos choix d’achats. En fait, il suffit de créer un nouveau monde. L’ancien tombera tout seul, il a déjà commencé à se prendre les pieds dans le tapis, alors je ne donne pas cher de sa peau et nous n’avons, mesdames, et messieurs qui eux aussi sont nombreux à soutenir un principe de développement plus féminin, construisons simplement le monde de demain. Tranquillement, sereinement, sans trop nous soucier de tous ceux qui s’accrochent bec et ongles à leurs privilèges illusoires. Eh oui, tout ça est illusoire car dans un monde où la moitié de la population serait opprimée, je me demande comment l’autre moitié peut imaginer mener une belle vie saine et heureuse!

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La puissance de la Sorcière

Et quel autre modèle de femme puissante avons-nous pour nous identifier que la Sorcière d’antan? Car on sait, on sent derrière le nez crochu, les traits distordus et la méchanceté supposée de cet archétype, qu’il y a quelque chose d’important qui a subi une révision de l’Histoire, une petite réécriture complaisante. On sent que derrière cette méchante femme seule et aigrie des contes de fée, il y a un personnage clé de notre évolution. Car la Sorcière, quand on regarde entre les lignes de ces fables pour enfants, quand on regarde à travers les écrits officiels de l’Histoire, c’est une femme qui a tout pouvoir sur elle-même. Elle n’est jamais mariée (elle tente parfois d’empêcher les mariages des valeureuses héroïnes éprises et naïves des contes de fées), jamais soumise. On la dépeint laide et vieille, seule explication à ce qu’elle ne soit pas la femme d’un homme. Elle est dangereuse, intimidante et respectée car crainte: elle a acquis un savoir. Savoir dont les femmes, longtemps écartées, n’avaient pas à posséder. Pas que les femmes d’ailleurs, et c’est pour ça que les enseignements étaient dispensés en latin: ça permettait d’en exclure tous ceux qui ne faisaient pas partie du groupe dominant. Les dominés n’en avaient pas l’utilité pour le rôle qui était le leur.

Regardez la méchante Sorcière de la belle au bois dormant, de blanche neige… en fait les sorcières de Walt Disney et comparez-les à celles des contes populaires plus anciens. Le personnage était bien plus ambivalent. Pas sympathique, mais souvent source d’enseignement, surtout dans les contes d’Europe de l’Est, je pense à Baba Yaga. Et si le méchant de l’histoire n’était pas celui que l’on croit? Et si les belles histoires qu’on nous avait racontées étaient révisées? 

Inconsciemment, la société est en train de faire renaître cet archétype de femme libre. Attention aux versions idéalisées, sexualisées ou édulcorées. Pour moi, la Sorcière doit garder cette aura de femme sachante, indépendante, intimidante et inquiétante en lien avec des forces mystérieuses. Elle se suffit à elle-même. Quel but servirait une révision tendant à rendre sympathique la Sorcière ? A la faire accepter dans le monde actuel?! Quelle curieuse idée. Pour moi, ce personnage est fondamental car justement il n’a aucune place possible dans la société d’aujourd’hui. Elle est encore marginalisée. Ne reste plus qu’à inventer la Sorcière du XXIème siècle ou plutôt le monde dans lequel cette sorcière est à sa juste place.

#womansupportingwoman #womenempoweringwomen #feminicide

En ce moment, ces hashtags fleurissent sur les réseaux sociaux en faisant mention niaisement de l’amour porté à toutes les femmes avec des photos flatteuses et des déclarations en guimauve. Rappelons que ce défi “challenge accepted” a été lancé depuis la Turquie suite aux féminicides qui sont actuellement en train de s’y dérouler. Et par rapport aux insultes intolérables qu’a subi la démocrate Alexandria Ocasio-Cortez de la part d’un élu républicain. Il ne s’agit pas d’un truc fun pour se montrer en noir et blanc sur les réseaux. En ne rappelant pas le message d’origine, on le noie!

Plus d’infos ici.

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Cécile Mahé
Cécile Mahé

Passionnée par les plantes du monde entier et leurs petits secrets, je partage sur mon blog au gré de mes envies, rencontres, découvertes

    5 replies to "Pourquoi la sorcière doit rester un personnage monstrueux"

    • Geneviève jacques Autant
      merci Cécile pour ce coup de coeur pour ne pas dire vulgairement ” coup de gueule “.
      Je ne me suis pas arrêtée sur les mots même si ils sont JUSTES. J’ai préféré me mettre dans votre ressenti, et là j’ai découvert une Femme SORCIERE du 21. ème siècle .
      Une femme qui OSE exprimer sa pensée par des mots en pensant à toutes ces Femmes dite “sorcières “qui à une certaine époque pas si lointaine que cela , ont été brûlées, martyrisées, condamnées par la fausse JUSTICE des hommes, pour avoir défié ces messieurs, sans oublier ceux en habits noirs que l’on appelle ” la RELIGION ”
      aujourd’hui, ils ne peuvent agir de cette façon là, mais leur regard sur la femme n’a pas changé. Leur comportement reste le même mais il l’utilisent d’une autre façon en rejetant notre pouvoir, nos idées empreintes d’un savoir celui du ” coeur ” Ils peuvent atteindre notre dignité mais pas celle du coeur. C’est d’ailleurs pour cela que la présence des Femmes à la télé durant le coronavirus a été évincée des écrans; Ces messieurs voulaient encore une fois garder le pouvoir en se déchirant entre eux sur leur savoir ouah !
      Grâce au coronavirus le moment est venu ” NOUS les Femmes ” de prendre notre place dans la société d’aujourd’hui, de refuser de nous soumettre à leurs mensonges. Plus nous serons nombreuses à dire NON cela suffit, plus ces messieurs perdront leurs droits ancestraux pour nous permettre d’acquérir à nouveau ce qui nous a été retiré depuis toujours notre ” POUVOIR de Femmes ”
      La douceur passe par l’intelligence de l’Esprit et du COEUR.
      Geneviève
    • RABATÉ EVELINE
      Juste une chanson déjà un peu ancienne que je me repasse régulièrement pour illustrer autrement votre propos.

      https://www.youtube.com/watch?v=f6wq8UVy94s

      Merci Cécile.

    • Hélène
      Je comprends votre colère, vous, qui avaient été élevée dans ce monde occidental, que j’ai découvert à l’âge de 10 ans, et que j’ai eu quelque pêne à comprendre et à accepter, me battant à coup de poings jusqu’à l’âge adulte contre ces préjugés imbéciles qui dataient d’un autre âge.
      “Les femmes sont moins intelligentes, elles ont un cerveau plus petit, etc…”
      Venant de la Russie communiste , où les femmes exerçaient les mêmes métiers que les hommes, travaillant sur des chantiers, conduisant les camions, pilotes, (une de mes tantes, pilote d’escadrille a été abattue au dessus de l’Allemagne,) médecins, juges, avocats, chercheuses etc…
      J’étais effarée de voir que les femmes étaient considérées comme inférieures, et comme des objets sexuels, (je vivais en Suisse), tout cela sous le verni de la courtoisie et du baise main!
      Quant à moi, je me suis toujours sentie libre sur tous les plans, physique, émotionnel, mental et je m’en fichais des conventions sociales de ce monde que je trouvais hypocrite et faux.
      Donc, je comprends votre colère et je remercie le ciel de n’avoir pas eu la malchance d’avoir été éduquée de cette manière humiliante.
      Cependant il me semble que la société occidentale a évolué, bien que je ne peux rien dire à ce sujet car je me socialise peu, essayant de progresser sur la route cahoteuse d’un chemin spirituel qui ne se termine jamais.
      Merci pour vos articles très intéressants et instructifs.
    • Marie
      Bon résumé de notre situation, merci!
    • Stela
      Bonjour,
      Je préfère parler de magicienne, prêtresse, guérisseuse. La sorcière est le féminin du sorcier qui utilise la magie pour son bien à elle. La magicienne, féminin du magicien, de l’enchanteur qui enchante le monde.
      Pour continuer cet article, je propose l’article suivant : https://www.pagans.eu/valkyries-vikings-valkyries-philistines-ces-magiciennes-guerrieres-hyperboreennes/

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