Plantes sensibles, plantes intelligentes : ce qui devait être dit

bandeau-humeur

On m’a dit et répété que les plantes n’étaient pas sensibles. Qu’elles n’étaient pas sentientes comme on le dit maintenant pour les animaux. On s’est moqué. On m’a ridiculisé avec le « cri de la carotte ». Il était grand temps d’offrir une réponse à ces remarques insensées par un petit billet d’humeur.

D’abord, il est important de noter que derrière cette question anodine « Les plantes sont-elles sensibles ? » se cachent des enjeux bien plus grands, se dissimulent des partis pris aux conséquences importantes et se révèlent finalement des conceptions de la vie et de la place de l’homme sur cette planète qui vont influencer nos modes de vie dans les années à venir. Derrière cette petite question rigolote qu’on pourrait poser aux enfants, se cachent des intérêts privés voire sectaires, des lobbys qui font leur place en jouant sur les mots, gagnant du terrain et des voix années après années.

Enquête au pays des carottes sans foi ni loi.

Que mettre derrière la sensibilité ? J’y vois plusieurs choses qui font surface dans les débats qui agitent la toile : la capacité à percevoir la souffrance, à y réagir, la capacité à communiquer cette sensibilité, à la montrer, à la faire-valoir, l’intelligence réelle ou supposée (qui détermine la capacité à ressentir de la souffrance ; la conscience de soi, de son intégrité physique). Voyons voir où en sont les plantes par rapport à tout ça.

De l’expression de la souffrance : communiquer

« Je n’ai jamais entendu une carotte crier quand on la sortait de terre ! »

Le cri. C’est amusant de constater que la plupart des gens considèrent le cri comme la seule expression possible de la douleur ou de la souffrance. Je crie donc j’existe. Pauvres êtres qui ne sont pas doués de la capacité à crier. Pauvres êtres qui n’ont pas de bouche pour expulser la souffrance et la faire voir aux mammifères bruyants que nous sommes.

Ainsi donc, si tu ne cries pas, tu ne souffres pas ? Si tu ne t’exprimes pas, tu n’es pas intelligent ? Si tu n’es pas comme moi, ta souffrance n’existe pas, puisqu’elle ne se matérialise pas à mes yeux (ou à mes oreilles).

Pas d’accord. Combien d’entre nous souffrent en silence, hein ? Non, le cri qu’il soit bêlement, beuglement ou coassement n’est pas un indicateur fiable. Car on crie avant d’avoir mal. Déjà. Ma mère me l’a souvent reproché quand elle essayait de me mettre du désinfectant sur les plaies.

Le cri n’étant pas un indicateur fiable (ce serait du plus mauvais goût d’estimer que nos comateux ne ressentent aucune souffrance, ce serait la porte ouverte à des traitements forts dégradants), on a donc estimé qu’il fallait un autre critère…

D’autant plus que si l’expression de la souffrance est une forme de communication, il est évident que les plantes n’en sont pas dénuées. On sait qu’il y a la communication non verbale chez les êtres humains. Les gestes bien sûr, mais aussi les phéromones, les odeurs…

Bref, on reconnaît une part de chimie à cette communication et ça tombe bien, c’est aussi de cette façon que les plantes communiquent entre elles. Les scientifiques qui travaillent avec les plantes en laboratoire commencent d’ailleurs à reconnaître publiquement ce qui était jusqu’à peu un tabou de la profession : ils sont obligés de les séparer pour mener à bien leurs expérimentations !

Avez-vous déjà entendu parler de cette triste histoire d’antilopes africaines décimées par des acacias mécontents ? En période de sécheresse, ces arbres se sont vus dépouillés de leurs feuilles par les antilopes affamées. Loin de se laisser faire, ils ont réussi à communiquer entre eux afin que les arbres suivants ne subissent pas le même sort. Ainsi prévenus, ils ont sécrété une substance mortelle pour les animaux. Est-ce pour autant de la souffrance de la part de ces plantes ? Une réaction consciente ? Intelligente ?

De la définition de la souffrance

Il serait bon de se mettre d’accord sur ce qu’est la souffrance avant d’aller plus loin. La souffrance existe-t-elle ? Je veux dire, que selon les bouddhistes par exemple, la souffrance n’existe pas, c’est une construction mentale liée à notre ego. Si nous la créons pour nous, peut-être l’inventons-nous pour les autres ? La douleur, c’est différent. On peut la ressentir physiquement. Il y a donc une grande différence entre la souffrance, liée à la sensibilité et la souffrance liée à la perception physique. Et ça a toute son importance au regard des définitions qui excluent les plantes du champs de la sensibilité.

Eprouver la souffrance : les dégâts visibles

Alors on m’a aussi opposé l’idée selon laquelle quand on lui coupe une branche un arbre continue à pousser, donc c’est pas un problème (et ça prouve en plus qu’on est très différent car quand moi on me coupe un bras, ben, ça repousse pas).

Je tiens à les rassurer : dans le monde animal, ça existe aussi ; les lézards voient leur queue repousser. Néanmoins à savoir si ça leur fait plaisir de la perdre dans un premier temps, je ne suis pas certaine.

Ecorcer un arbre est un bon moyen de le liquider. Est-ce à dire qu’il faut comparer ce qui est comparable ?

De la perception de la souffrance : sensibles ? Sentients ?

« Les plantes ne sont pas sentientes ! »

Allons bon. Il paraît que les plantes ne ressentent pas la douleur car elles ne rentrent pas dans le cadre d’une définition que l’on m’agite sous le nez comme une vérité absolue.

Une définition de la sentience s’impose, car il s’agit d’un anglicisme. Je vous laisse juger : Propriété des êtres vivants supérieurs d’éprouver des sensations, d’être informés, par l’intermédiaire d’un système nerveux et de récepteurs différenciés et spécialisés, des modifications du milieu extérieur ou de leur milieu intérieur et d’y réagir de façon spécifique et opportune.

Un système nerveux ! Nous y voilà. C’est ce qui rend les êtres vivants de cette définition « supérieurs ». Vous noterez au passage que ce n’est pas la première fois dans l’histoire que l’on distingue des « êtres supérieurs ».

Bon, je m’incline, les plantes n’ont pas de système nerveux (= neurones + nerfs)… quoique. Pas si vite.

L’argument pour réfuter une quelconque souffrance chez les plantes est de dire que l’on n’en connaît aucune qui possède un système nerveux (et qu’elles ne crient pas). C’est vrai. De la même manière qu’à l’heure actuelle aucun être humain n’a de cellules chlorophylliennes (j’adorerai !). Mais si on considère ce qu’est un système nerveux, son fonctionnement et son rôle, on est bien obligé de reconnaître que les plantes possèdent un tel système de transmission de l’information ! De la même façon que les êtres humains possèdent leur propre système d’assimilation là où les plantes ont leurs cellules chlorophylliennes.

J’irai sans doute encore plus loin en disant que le leur est plus perfectionné que le notre, mais n’entrons pas dans cette terrible échelle des comparaisons et des escalades à qui mieux mieux.

Pour entrer un peu plus dans les détails je voulais évoquer l’expérience qu’a réalisé un expert de la CIA, qui devait s’ennuyer. Backster a eu l’idée de brancher son détecteur de mensonge à la plante verte qui ornait son bureau (?!!). Familier de l’appareil, il savait que le meilleur moyen-du moins sur un être humain- pour déclencher une réaction sur le polygraphe était de menacer. Au moment même où il a l’idée d’aller chercher une allumette pour brûler une feuille, le tracé s’affole.

C’est le premier à avoir osé parler de conscience chez les plantes.

Et si les plantes n’avaient pas conscience de leur intégrité physique, si elles n’éprouvaient pas de crainte, d’instinct de survie, comment se fait-il qu’elles empoisonnent des troupeaux d’antilopes pour se défendre ? Comment se fait-il qu’elles nouent des alliances avec certains insectes pour se protéger des prédateurs ?

Savez-vous qu’il existe un laboratoire de neurobiologie végétale ? Oui, oui, fondé par Stefano Mancuso. Il en a exaspéré plus d’un d’ailleurs, enfin 36 pour être exacts puisqu’en, 2008 un manifeste a été signé par des biologistes pour dénoncer l’emploi du mot neurobiologie associé aux végétaux : oh mon Dieu, ça signifierait qu’elles sont intelligentes !!!

De l’intelligence animale et végétale

Pour beaucoup, intelligence = cerveau. Donc comme les plantes n’ont pas de cerveau, elles ne sont pas capables d’intelligence, bien sûr ! CQFD. Hop, hop, hop, pas si vite. La définition de l’intelligence est loin d’être arrêtée. Et elle fait débat, c’est peu de le dire.

Et si on considérait que l’intelligence est la capacité à résoudre des problèmes ? Les plantes ne se trouveraient pas exclues de cette définition, loin de là !

A l’heure du développement des réseaux, de l’internet et de l’intelligence artificielle, la notion d’intelligence collective est apparue. On ne définit plus un cerveau comme cette masse spongieuse logée dans une boîte crânienne mais comme un système interconnecté. Où est le cerveau dans ce cas là ? Où est le cerveau dans un essaim d’abeilles ?

Bon, évidemment, certains en sont toujours à chercher le « cerveau » chez la plante. Mais où se cache-t-il ce fichu centre de commandement : dans les racines ? Les feuilles ? les fruits ?

Certains disent les racines.

Et s’il était partout ? S’il fallait voir les végétaux comme une immense toile communicante à l’échelle de la planète, à l’image de notre internet ? Ce serait effrayant n’est-ce pas de savoir que votre ficus que vous avez oublié d’arroser peut s’en plaindre via texto-végétal au sapin de tatie Chantal qui va pisser de la résine sur votre voiture la prochaine fois que vous passerez prendre le café ! Et si pourtant, c’est ce qui se passait réellement ?

Qu’est-ce qu’un organisme ? Où est la limite ? Vous comprendrez que les limites sont définies uniquement par l’homme, car la nature, elle, n’en connaît pas. Et si il n’existait pas de frontière entre animal et végétal, si tout ceci n’était pas aussi bien clivé que ce qu’on a appris à l’école ?

De la classification du vivant

On explique dans les livres pour enfants que ce sont les biologistes qui étudient et classent les êtres vivants, selon certaines caractéristiques. Donc ces scientifiques s’amusent ! T’as des poils ? On va te mettre dans cette case. T’as un cerveau ? on va te mettre ici. Tu penses ? tu vas aller là. Ainsi se construit la classification des êtres vivants. La génétique est venue, la dernière, bouleverser les classements. Et d’autres découvertes viendront bousculer le jeu de quilles, qui n’est qu’une occupation comme une autre.

Mais ce qu’il faudrait voir comme une recherche fondamentale, une tentative de classer et d’organiser ce qui nous dépasse, sans réelle importance dans la vie de tous les jours, devient un outil de discrimination. Ce qui nous ressemble est bien plus évolué et intelligent et plus beau et plus sensible (parce que c’est bien connu l’être humain est tout ça). Malheur aux organismes qui ont choisi d’autres modes de fonctionnement, d’autres voies que la notre. Il est si facile de leur refuser cette considération : on fait même pas partie du même taxon, pffff ! On va quand même pas se mélanger avec les cafards, nous, perfections à l’image du Dieu créateur !

Mais réfléchissez : les avancées de la science, de nouveaux bouleversements du classement, et hop ! Nous pourrions très bien partager davantage avec une carotte qu’avec un cochon d’inde. Ca ne serait pas humiliant pour notre espèce ! Pourquoi pas ? A une époque, les classifications de ces joyeux drilles ont conduit à différencier les blancs des noirs. Aujourd’hui, on trouve ça insensé. Pourtant à l’époque de l’esclavage, l’idée était répandue et acceptée puisque certains se sont attachés à prouver, calculs savants à l’appui, que nous ne pouvions pas être sur la même branche de la classification tout de même !

Et on continue, comme si les leçons de l’histoire n’étaient pas suffisantes, à classer, catégoriser, étiqueter. On peut jouer sur les mots si l’on veut. Mais la question derrière reste celle du respect de la Vie. Et cela ne souffre aucune distinction ou classement ou préférence pour tel ou tel être vivant. Pourquoi faut-il raisonner en termes d’exclusion : les sentients d’un côté, les autres de l’autre (évidemment, c’est l’être humain qui forme les équipes pour être sûr de gagner, vous savez, comme à l ‘école). Alors qu’on pourrait raisonner en terme d’inclusion : les êtres vivants. Nous compris, évidemment. Non, non on se place bien gentiment sur notre piédestal, et on y fait grimper quelques espèces soigneusement triées sur le volet. Et après on me dira que c’est antispéciste ? Pas d’accord.

Plantes et conscience

On me répondra peut-être que la conscience est bien plus qu’une capacité à reconnaître sa propre existence, puisque ce mot à une connotation religieuse. Liée à l’âme. Si dans le bouddhisme, le bouddha ne leur a pas vu de conscience, et que la question est réglée, dans l’hindouisme, ce n’est pas le cas. Les religions ne sont donc pas toutes d’accord sur la question… c’est loin d’être un consensus.

Et si c’était nous le problème ? De la difficulté de conceptualiser

Mon hypothèse ? Les plantes sont plus évoluées que nous, et nous sommes incapables, avec notre mécanique archaïque de comprendre et percevoir leur communication subtile, leurs mouvements, leur sensibilité, etc. A la manière de l’enfant qui manipule une porcelaine et la brise, incapable de la maîtrise et de la subtilité nécessaire à l’exercice et surtout inconscient de la valeur de ce avec quoi il est en train de jouer.

Je suis effarée de lire des billets dans lesquels les auteurs reconnaissent qu’en l’absence d’éléments tangibles, il est plus simple de considérer les plantes comme non sensibles, non conscientes, non intelligentes… La sensibilité et la conscience sont refusées aux plantes parce que l’auteur ne peut ni les comprendre, ni imaginer comment elles se manifesteraient pour une plante. Quelle belle preuve d’ouverture d’esprit ! Certains reconnaissent même que « l’hypothèse inverse suscite des problèmes et des questions d’importance, qui ne trouvent à l’heure actuelle pas l’ombre d’une réponse. » Alors c’est vrai, simplifions ! Comme avec la classification…

Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas capables de voir, de comprendre, que ça n’existe pas.

Il paraît que nous faisons partie des happy few qui possèdent la capacité de ressentir, les sentients. Alors pourquoi ne pas s’appuyer sur cette qualité unique que l’on s’attribue pour percevoir ce qui ne se voit pas ou ne s’entend pas ou encore pour les scientistes, n’est pas encore prouvé ?

Du respect de la vie qui se trouve dans notre assiette

Si dans notre assiette nous avons un légume et un poulet, ce sont deux vies. Si dans notre assiette nous avons quatre légumes, ce sont quatre vies. Toutes ces vies méritent considération. Pas plus, pas moins. Appliquer le raisonnement des énergies grises, théorie issue des spéculations sur les marché carbone à notre assiette n’est pas un bon calcul du point de vue éthique (par là, j’entends les impacts indirects comme la consommation de grains par le poulet). Dire que certains êtres vivants méritent plus de considérations? D’un point de vue éthique, toujours, ça se discute également. A mon avis.

C’est perdre le sens des réalités et de ce qui nous relie à cette terre. Prendre une vie, c’est prendre une vie. Il n’y a rien d’autre à comprendre et c’est ainsi que ça fonctionne. L’énergie qui nous traverse est la même, et il n’y a pas à opérer de distinction. Et si on rentre dans des considérations encore plus microscopiques, à l’échelle de la matière, on peut même aller jusqu’à interroger la nature de la mort. Les réponses n’existent pas. Elles sont données par les religions (et aussi les sectes, c’est un de leur argument) pour apporter la paix aux êtres anxieux et avides de réponses sur le sens de la vie que nous sommes. La désaffection pour la spiritualité amènent de plus en plus de personnes en quête de sens à s’accrocher à de nouvelles idéologies. Au lieu de se tourner vers l’extérieur, dans ces cas là, il me semble qu’il vaut mieux se tourner vers l’intérieur, en nous, car nous possédons déjà toutes les réponses.

Eprouver ce sentiment d’inter-relation qui régit tout le vivant

Alors mon avis, le voici, il n’est étayé par aucune preuve scientifique, simplement par la pratique de méditation. Ce sentiment d’inter-relation au vivant qui survient lorsqu’on use cette conscience dont on se croyait jusqu’à peu les seuls dotés, s’étend bien au-delà de notre propre personne. Pour rejoindre pourrait-on dire une conscience plus globale, autonome, que nous partageons avec le vivant. Certains disent que c’est Dieu, d’autres parlent d’énergie, de chi, de prana, mais finalement on est tous d’accord pour dire qu’il y a quelque chose qui nous dépasse et comme le dit ma grand-mère « on est bien peu de chose ». C’est sans doute cette désacralisation de la nature, puis ce recul de la spiritualité dans nos sociétés qui aboutit à ce mépris de la nature dans son ensemble et à sa destruction. Sous prétexte de prendre sous notre aile quelques autres espèces que l’on dit sentientes, on se permet le pire et en toute bonne conscience.

Nous sommes tous reliés. Et si je n’ai pas abordé le règne minéral ici, c’est simplement parce que ça ferait beaucoup de choses. Mais on parle de mémoire de l’eau et de l’énergie des pierres aussi. Considérons donc la nature dans son ensemble et arrêtons de disséquer, de découper, de cliver et optons-enfin-pour une vision juste, saine et englobante. Tout ça n’est que péroraison de soi-disant experts. Chacun de nous a en réalité accès à la réponse. Au fond de soi.

Et par ce billet je souhaite réaffirmer mon appartenance et mon respect à une nature dont je ne suis pas une partie mais qui m’habite et que j’habite. Je ne reconnais pas de supériorité ou d’infériorité, j’accepte son intelligence dans toute sa diversité quand bien même la mienne ne me permet pas de l’appréhender dans ses moindre détails.

Et d’ailleurs… ne faisons-nous pas appel à l’intelligence des plantes, si dénigrées, pour nous soigner ? Ce sont-elles qui synthétisent 90% des actifs qui nous servent à conserver la vie. Et nous osons les placer dans un règne inférieur dans nos classifications absurdes ! Qui oserait traiter le médecin qui lui a sauvé la vie avec autant de mépris ? C’est vraiment cracher sur une main tendue. L’hôpital qui se fout de la charité comme on dit chez moi.

 

Voici quelques articles inspirants pour compléter la lecture:

 

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33 comments

  • Hi Cécile
    Je vous relis sans cesse , oui moi aussi j’ai envie de dire je vous aime grandement ..
    Je vais vous citer sur mon blog ,j’adore votre vocabulaire vrai
  • Bonjour Cécile,

    J’ai vraiment beaucoup aimé cet article et l’approche que tu fais du sujet. Ayant une formation d’ingénieur dans le végétal, mais une sensibilité aux énergies, je suis également atterrée par le manque de considération des scientifiques envers l’existence d’une conscience du végétal.

    J’en discute également sur mon article de blog ici : https://witchlightdreams.wordpress.com/2016/11/01/les-plantes-ont-elles-une-conscience/
    (je ne sais pas si tu le trouveras inspirant) où je me suis permise de citer ton article que je trouve vraiment à lire.

    Amicalement,

    • Merci beaucoup Cel, très touchée. Très bel article, qui apporte un regard encore différent, sans doute encore davantage spirituel et empathique (oui, comment eux nous perçoivent-ils, je serai bien curieuse de le savoir!). En plus, ça m’a permis de faire un tour chez toi: très joli blog. A bientôt!
  • Bonjour Cécile;nous sommes en première s et nous faisons notre TPE (travaux pratique encadrés: épreuve du baccalauréat) sur les plantes sensibles, votre article nous a beaucoup aidé et on vous en remercie.
    Serait-il possible de vous contacter pour en savoir plus sur le sujet et vous poser quelques questions ?
  • Ha, Cécile, j’écrivais dans mon blog un article sur les vegan en essayant de montrer que leur principal argument se base sur le fait que les animaux sont des êtres sentients et que nous ne pouvons donc pas les exploiter. Bon. En poussant le truc un peu plus loin je voulais montrer que c’était une philosophie bien pratique pour l’homme parce qu’elle oublie totalement le règne végétal, ce qui l’arrange bien pour ne pas mourir de faim. Et je suis tombée sur ton article qui est parfait en tout point, et vers lequel je vais diriger mes lecteurs. Je ne vais même pas chercher à reformuler ce que tu as si bien dit, mais il faudrait diffuser plus souvent ce genre de message. Vouloir sauver les animaux c’est bien, mais dans l’histoire, les bêtes c’est nous. À bientôt alors. Voici mon blog, l’article est en cours et s’appellera « vegan or not vegan  » sur http://www.tiffinlyon.com
    • Bonjour Tiff, c’est très gentil de lier mon article, mais sincèrement, je ne souhaite pas réellement rentrer dans la polémique, même si en tenant un blog sur les plantes et en m’émerveillant de leurs incroyables capacités, j’y suis malgré moi. Vois-tu, la modération des commentaires me prend un temps infini. Merci de ta compréhension 🙂
  • Les expériences de Backster sont tout sauf scientifiquement rigoureuses (http://www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/plants.html). Vous n’apportez aucun arguments valables pour soutenir qu’il existe une conscience chez les plantes, si ce n’est votre intime conviction et l’argument « on ne sait jamais » (mais avec ça on ne raisonne pas: je ne vais pas serrer la main à cette personne, on ne sait jamais ça pourrait la tuer). En face la conscience et la souffrance des animaux est évidentes pour tout le monde. Je ne vois pas d’autre objectif à votre article que tenter de vous déculpabiliser de faire souffrir des animaux. Je conseille à ceux qui veulent lire une synthèse sérieuse en ce qui concerne la conscience et les végétaux cet excellent article: https://coteboudreau.com/2014/09/13/ethique-vegetale-1/
    • Très intéressant cet article rédigé par un étudiant en philo et révisé par d’autres étudiants 😉 Vous êtes sur un blog qui cause de plantes: what did you expect!!! enfin, non d’un bonhomme, qu’est-ce qu’il y a de charmant à exploiter les plantes et à les mettre en rang d’oignons et à les asperger de pesticides? Vous pouvez m’expliquer? L’exploitation reste de l’exploitation, peu importe le sujet. Si elle n’est pas morale pour une partie du vivant, en quoi le serait-elle pour une autre? Ah et j’attends toujours les arguments valables puisque vous semblez si prompts à remettre en cause un billet d’humeur ( = l’expression d’une humeur et non pas un article scientifique CQFD). Au fait, chez moi on commence par bonjour, c’est le minimum quand on s’adresse à un être sentient
      • Dans les autres commentaires il n’y pas beaucoup de bonjour mais vous ne faîtes la remarque qu’à moi 😉 , mais j’en conviens bonjour c’est un bon départ. Les arguments les voici: D’une part produire des végétaux ne se fait pas obligatoirement à coup de pesticides il existe différentes sortes d’agriculture (bio, permaculture) qui n’en utilise pas ou peu. D’autre parts vous mettez sur le même plan l’exploitation des être sensibles et celle des végétaux alors que le mot exploiter a différents sens. Pour les végétaux il s’agit de « tirer profit d’un
        produit » (donc un objet) et pour les êtres sensibles « tirer profit de quelqu’un » (qui a donc une sentience, c’est à dire la conscience de ses sensations). Les plantes ne sont, jusqu’à preuve du contraire, pas douées de conscience, et même les scientifiques qui font de la neurobiologie (terme abusif récusé par une trentaine de leurs collègues biologistes qui ont signé une pétition dans ce sens) ne prétendent pas qu’elle en aient une. La morale s’applique sur le critère de la sentience, on ne considère pas qu’il y ait une façon morale d’enfiler ses chaussures ou de passer l’aspirateur dans sa voiture (à moins qu’il y ait des fourmis sur le sol).
        • Bonjour Patenron, l’homme a décidé de ce qu’était la morale et la fait évoluer à son gré. Les végétaux ne sont pas des objets mais bien des êtres vivants. Faites un tour sur le blog, allez voir les arbres en forêt, ressentez-le avec vos propres sens et sensibilité, car j’en suis sûre vous en avez, je peux le voir à vos commentaires mesurés 😉
          • Bonjour (on va finir par se dire bonjour deux fois par jour 🙂 ) Selon les principes de l’éthique minimale dont je suis partisan la morale n’est pas relative ou subjective, elle à un principe fondamental qui est de respecter le droit de chacun à agir dans la mesure ou il n’empêche les autres d’être libre et de mettre en œuvre leurs propres valeurs (la liberté des uns …). Les mœurs/valeur personnelles évoluent et certains se permette de juger comme immoral ce qui ne rentre pas dans le champs de la morale (comment doit-on se vêtir par exemple ou en quel dieu faut-il croire). Effectivement les végétaux ne sont pas des objets, mais ce ne sont pas non plus des sujets (ils n’ont pas de subjectivité, jusqu’à preuve du contraire), donc pas des agents moraux. Et même dans l’hypothèse improbable ou il serait conscient, les animaux se nourrissant de végétaux manger un animal reviendrait à mettre fin à plus de vies que de manger directement les végétaux dont il se nourrit.
          • C’est intéressant cette position sur la morale, je la partage totalement et suis bien heureuse qu’elle me permette de mettre en oeuvre mes valeurs. Ceci dit le mouvement dont vous vous faites le porte parole se cache derrière un scientisme forcené pour ne pas avoir à reconnaître de sensibilité chez les plantes. La reconnaissance de la sentience est plus le résultat d’un lobbying politique que d’une réelle évolution au niveau de nos connaissances scientifiques (et je ne vois aucun mal à ça!). Mais du coup, je ne vois pas pourquoi les végétaux ne bénéficieraient pas de la même prise de conscience, qui, je me répète, pour les animaux est également intervenue bien avant la légifération et bien avant la mise en avant de preuves scientifiques. Il est dangereux de laisser à la science seule le loisir de décider de ce qui est moral ou pas. A une époque, science et philosophie étaient étroitement liées, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Science sans conscience comme disait l’autre…
          • Vous me reprochez de chercher à fonder mes connaissances uniquement par la science. Mais quelle est l’alternative ? Les fondé sur le bon sens ? Il me fait dire que les plantes ne ressentent rien: aucun indice ne me laisse penser qu’elles ressentent la douleur. Il vous fait apparemment dire qu’elles sont sentientes : ça n’a pas l’air d’un moyen très sûr de connaissance.
            D’un point de vue évolutionniste ça n’aurait aucun sens que les plantes développent la sentience, elle ne peuvent pas fuir leur agresseurs elle souffriraient donc inutilement. Ce qui, en cas de survie, ne pourrait que les affaiblir par rapport à leurs congénères qui ne la ressentiraient pas, et donc les défavoriserait dans la lutte pour la survie et la reproduction.
            La reconnaissance de la sentience animale est passé par … des études scientifiques. Le lobbying politique ne peut pas prouver que les animaux ressentent de la douleur s’il n’en ressentent pas. S’il n’y a pas de lobby politique pour faire avancer la cause des plantes c’est peut être parce pas grand monde ne pensent que les plantes souffrent. Ce qui ne prouve pas que les plantes ne souffre pas en soi, puisque l’argument “beaucoup de gens le pense donc c’est vrai” est une erreur de raisonnement. Mais c’est surtout parce qu’il n’y aucunes indices ou preuves de la sentience végétale. Et ne me dîtes pas qu’on les as enterré à cause du lobby de l’agriculture, ou je vous répond que les preuves de la non-sentience végétale ont été caché par le lobby des pranistes 🙂 (des personnes qui prétendent se nourrir de lumière) .

            Vous parlez de philosophie comme d’un discours plus rigoureux que la science, qui serait plus à même de juger ce qui est moral, mais pourquoi ? sur quel méthodologie s’appuie-t-elle ? Le bon sens qui faisait dire à Descartes que les animaux sont purement mécanique ? Et l’animisme qui donne une âmes au minéraux ? Vous pouvez croire que les végétaux souffrent, mais encore une fois cela ne repose sur aucun argument rationnel
            .

  • Que dire… je suis bouleversée, merci d’avoir mis des mots sur ce que je ressens instinctivement. J’ai juste envie de te dire je t’aime ! #gratitude
  • Considérons donc la nature dans son ensemble …

    C’est bien ce que j’essaie d’expliquer autour de moi, que les plantes se parlent entre elles .. chimiquement peut-être, mais elles discutent.
    Et si on découvrait une vie extra-terrestre, laissez moi imaginer la réaction des humains … Oula j’extrapole un peu trop ..

    Merci pour l’article, belle analyse.

    • Bonjour Damien, eh oui, pas toujours facile de transmettre aux autres ce qui ne sont finalement que des ressentis, des perceptions. Merci pour ce petit témoignage (mais des fois je me demande si les gens ne seraient pas davantage prêts à accepter une vie extraterrestre que l’intelligence et la sensibilité des plantes!!!)
  • En complément, voyez le documentaire amateur « L’intelligence des plantes » :
    http://www.blueman.name/Des_Videos_Remarquables.php?NumVideo=7784
  • Quand j’arrive en Guadeloupe, ma première pensée va aux arbres, et sur la plage je chante une chanson: ohé les amandiers, faites que je vous aime toujours! – c’est mon petit rituel pour me sentir en harmonie avec ce nouvel environnement.
  • Une très belle analyse qui replace le vivant dans son contexte. Je suis plutôt un scientifique et je garde aussi à l’esprit que dans l’histoire des sciences l’homme est très souvent revenu sur ces « croyances ». J’aime la manière dont il est rappelé que l’homme inspiré par sa volonté de se rapprocher des tout-puissants est prêt à se mentir à lui-même.

    Aussi, même si la complexité et l’intelligence d’un organisme ne se mesurent pas à ça, nous pouvons nous amuser de voir que l’homme dispose de moins de chromosomes qu’une pomme de terre, un ananas ou un âne… que peut-on en déduire ? 😉 Les recherches scientifiques subventionnées par des industries peu scrupuleuses nous feraient avaler n’importe quoi !

    • Bonjour Vincent, eh oui, on a longtemps cru que la recherche en génétique nous montrerait notre supériorité avant de constater que nous étions moins bien pourvu que d’autres espèces hi hi.
  • Hello Cécile

    J’adore vous lire , non seulement vous savez communiquer avec la nature mais surtout parce que je pense ainsi…

    Votre article est je crois l’un de mes préférés

    • Merci beaucoup Ambre Jade. Je ne sais pas si moi je sais communiquer avec la nature, mais elle est une bavarde intarissable et je l’écoute 😉
      • Merci Cécile,

        Pour votre réponse, la Vie est partout autour de nous..
        .Et j’adore vraiment cet article..
        Mon parcours est différent depuis de nombreuses années, dans la vie au quotidien ,pour le respect de la Terre , pour le respect de soi, pour le respect d’autrui..
        Je suis aussi une inconditionnelle des essentiels de J…..Je soigne les miens et moi même depuis des années entre plantes et depuis 3 ans les HE..
        Je fabrique mes hydrolats, dans la Nature il ne manque rien pour notre bien être..on lui doit tout …prenons conscience de tout cela …
        Bonne soirée Cécile

  • Bravo Cécile pour cet article, ce qui est important est de prendre conscience que nous faisons parti d’un tout et que l’on doit respecter toutes formes de vie.
  • La terre est vivante.
    Les montagnes parlent.
    Les arbres chantent.
    Les lacs peuvent penser.
    Les cailloux possèdent une âme.
    Les pierres ont du pouvoir.
  • Merci, Cécile, pour ce bel article. Moi qui suis croyante ne peut qu’adhérer à ce que vous avez écrit. Chaque fois que je vois une plante ou un arbre mutilé par la bêtise de l’homme, je m’imagine qu’il est allé se greffer sur l’Arbre du Paradis. Cet Arbre doit être gigantesque et d’une forme bien curieuse. J’aime bien me l’imaginer 🙂

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